January 06, 2012

PRO - Egzakt blogue : Conversation sur une affiche (Mad Men 5)

Conversation sur une affiche 
L’affiche ne comporte aucun mot, mais ouvre la discussion.

Prologue : la série Mad Men
Pour les fans de la série, nul besoin d’explication. Pour les non-initiés, vous avez du rattrapage à faire. Tellement à dire! Wikipédia en fait un bon article, il y a aussi le site officiel…En bref : Mad Men est une excellente série télévisée, de plusieurs façons. Le réalisateur est très minutieux dans la reconstitution quasi historique des décors, costumes et surtout modes de vie de l’époque. Qui plus est : le rythme de l’époque (lent, rempli de non-dits). La première saison demande même un effort de la part du spectateur pour s’habituer à ce langage si différent de ce que l’on connaît à la télévision aujourd’hui. Et, j’oubliais, l’excellent scénario porte sur le monde de la publicité des années 60.


L’affiche en question
La saison 5, très attendue, est annoncée pour le 25 mars, d’une façon délibérément crue (choquante pour les post-traumatisés du 9-11 qui y voit The Falling Man), mais excitante pour les initiés. Voici l’affiche placardée dans les rues des villes américaines. Il s’agit d’une image tirée du superbe générique d’ouverture (sur la musique de RJD2).



Mais la raison pourquoi je vous en parle aujourd’hui, c’est à cause du « dialogue » qui s’est instauré entre la marque Mad Men (le poster) et le public (graffiti).

Les affichages dans le métro de New York portent des touches amusantes. D’autres ont fait leur graffiti virtuellement, mais pas mal non plus!



Et vous, quel serait votre griffe?

J’adore, parce que c’est une incarnation du concept abstrait qu’on entend en publicité aujourd’hui : avoir une conversation avec la marque. Pour y arriver, il faut avant tout permettre à l’interlocuteur de s’approprier la marque. Comme AMC l’a permis. Était-ce prévu par l'agence derrière le concept? Peu importe, ça marche.

Thanks to copyranter for the lead on this.

December 22, 2011

PRO - Egzakt blogue : De l’utilisation intelligente d’un char d’assaut

De l’utilisation intelligente d’un char d’assaut  
et autres découvertes à la Biennale d’art contemporain de Venise 2011

En novembre dernier, j’ai eu la chance de visiter Venise. Après l’Antiquité de Rome et la Renaissance de Florence, j’avais soif d’art contemporain. Venise porte de façon superbe le contraste de son histoire et de son goût marqué pour l’innovation artistique.

La Biennale d’art contemporain se tient à Venise depuis 1895. Qualifiée d’olympiques de l’art, la Biennale a regroupé cette année 89 pays qui ont exposé soit dans leur propre pavillon dans les jardins de la Biennale (un peu à la manière de l’Expo 67) ou dans l’Arsenale.

J’y suis allée en deux jours… c’est immense. Je ne peux tout vous raconter, mais je vous présente quelques coups de cœur.

USA
Je n’aime habituellement pas trop les États-Uniens, mais Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla m’ont séduit. Tout d’abord, le guichet automatique qui joue de l’orgue. C’était superbe de voir les gens oser introduire leur carte bancaire, entrer leur code et entendre l’orgue jouer selon les touches qu’ils appuient. Ils repartaient tous avec un billet de 50 euros qui, à nos yeux, n’est pas comme les autres.
À l’extérieur du pavillon, il m’a été donné de voir l’utilisation la plus intelligente d’un char d’assaut. Renversé, il sert de tapis roulant pour s’entrainer. Brillant. Visitez le pavillon en vidéo.

Corée du Sud
Lee Yongbaek m’a impressionné avec sa bataille entre le moule et la sculpture, son interprétation de la Pietà et le camouflage floral. Encore, une petite vidéo pour visiter le pavillon.
 

    

Vive l’art contemporain. L’art qui dérange. L’art qui pose des questions. L’art qui nous fait progresser. Bonne année 2012!

December 13, 2011

PRO - Egzakt blogue : La publicité emblématique

Egzakt - l'agence ou je bosse - a depuis peu un blogue. Je partage ici mes billets!

La publicité emblématique


J’ai eu le plaisir d’assister récemment à la conférence de Jack Neary, directeur de création chez TBWA Canada, lors d’une visite à la SOCOM de Québec. Ses propos sur l’importance de la créativité dans le marché aujourd’hui étaient fort intéressants, inspirés par Lee Clow, Jay Chiat et sa propre expérience. Je vous partage et commente donc quelques notions que j’ai retenues lors de l’exposé du sympathique Calgarien. 

Les idées
En publicité, il y a quatre catégories d’idées (lire à partir du bas) :
  • Iconic / Idées emblématiques
  • Great / Grandes idées
  • Good / Bonnes idées
  • Bad / Mauvaises idées
Remarquez l’espace entre les grandes idées et les idées emblématiques. Elles sont une classe à part, plus difficile à atteindre. On les reconnaît parce qu’elles marquent assez pour qu’il y ait le avant et le après cette idée. Le premier exemple d’idée en publicité va de soi : 1984. 

L'emblème de la pomme
La publicité 1984 n’a été diffusée qu’une seule fois, au Super Bowl en janvier 1984, pour annoncer le lancement du premier ordinateur Macintosh d’Apple. Citée dans tous les cours de pub et de marketing, elle utilise une œuvre de fiction comme jamais ce ne fut fait avant. Elle marque le début d’une ère, que nous vivons pleinement aujourd’hui. La « iEra », si je puis dire.

Toujours la même marque, près de 20 ans plus tard. La campagne des silhouettes d’iPod marque à son tour parce qu’elle incarne un principe anthologique : la publicité peut embellir l’espace public. L’affichage est superbe, sans oublier que chacune des publicités télé a propulsé la chanson utilisée au sommet des palmarès.

La publicité est un art. Quel est cet art? 

Artistes des médias
Jack Neary parle de l’art de beautifull story telling : faire passer un message, raconter une histoire de façon magnifique. Les publicitaires sont en quelque sorte des artistes du média. Mais qu’est-ce que le média? Ce domaine est celui où l’on peut être le plus créatif. Tout peut être un média. On peut le pousser très loin!

À preuve, cet exemple, d’Adidas, pour l’équipe de rugby All Blacks de la Nouvelle-Zélande. À partir de l’idée que le « rugby coule dans nos veines », les joueurs ont donné du sang pour qu’il soit mêlé à l’encre utilisée pour imprimer l’affiche officielle de l’équipe. Les joueurs et les fans sont désormais frères de sang. L’étude de cas est frappante! 

Pourquoi viser le iconic?

En 25 ans, le nombre de messages publicitaires est passé de 650 à 6300, alors que le temps consacré aux médias reste sensiblement le même. Retenez simplement qu’il est très facile d’éviter votre message. Auparavant, on pouvait pousser un message à travers les médias de masse pour que le public le reçoive. Aujourd’hui, il faut être assez intéressant pour que le public vienne à nous. Les résultats sont encore plus époustouflants. Le Man your man could smell like d’Old Spice est un exemple, eh bien, emblématique. L’étude de cas vous en convaincra.

Mais on hésite toujours à prendre une idée artistique ou créative. Jack Neary énonce la théorie que l’art est ambigu. En tant qu’annonceur, on ne veut pas d’ambiguïté. Et, rassurez-vous, les créatifs non plus. Sa réponse : « Arrive unexpected. Leave understood ». CQFD.

August 08, 2011

PERSO - Places I've been - New York (again)


Une ixième visite à New York, toujours autant de découvertes, dans le West Side cette fois.
La dernière escapade fut marquée par l’incontournable pèlerinage au MoMA (l’un de mes endroits préférés au monde - je devrai faire un autre billet sur la marquante exposition Talk to me), un pique-nique avec des milliers de gens qui font leur yoga en plein Bryant Park, des musicals (quand est-ce que les Américains vont se remettre à créer de bons trucs, pas que des reprises et réinterprétations?). Une amie m’a conseillé un minuscule bar gai ou tout le monde s’attroupe autour du piano et chante les succès de Broadway (Marie's Crisis). Trop top; encore, j’ai abusé, osant même pousser la version française de quelques hits.


Yoga @ Bryant Park

Et, tout près du sympathique hôtel aux microscopiques chambres de style cabine de bateau, une transformation urbaine géniale : le High Line. Un ancien chemin de fer surélevé devenu un parc urbain sans pareil. Plein de petits trésors d'ingéniosité dans l'aménagement, allant même jusqu'à récupérer les rails pour y poser les chaises longues.




Et, devant les multiples occasions de "personnaliser" les publicités sur Times Square, je n'ai pu résister et ai fait ce petit clin d'oeil à ma gang d'Egzakt.

video


August 05, 2011

PERSO - Places I've been - Washington




Washington, capitale américaine un peu surréaliste. Il n’y a pas vraiment de ville, plutôt une concentration létale de sièges de gouvernement et (youppi!) de musées. Vive le Smithsonian!
Lors de ma visite, une dure canicule sévissait. Près de 40 degrés. Mais on s’en balance quand tous les musées, côte à côte, sont climatisés et gratuits. J’ai abusé.
Mes coups de cœur ont été les imposantes collections d’art contemporain et moderne du Hirshhorn Museum, de son spectaculaire jardin de sculpture et de l’aile est duNational Gallery of Art.
 





 J’attirais d’ailleurs le regard des surveillants et gardes quand je sautillais comme une gamine devant une démesurée salle de Magritte, ou en me retournant et découvrant, par surprise, la Cène de Dali sur le mur à côté de l’ascenseur de service. Woah!



June 28, 2010

PERSO - Places I’ve been – Manchester

(June 2010)

Blossom at the Cathedral.


You have to look for rivers and canals, they are hidden...


At the Royal Exchange Theatre, you have the strange feeling they landed a lunar module under the glass domes.

PRO - Places I’ve been – Berlin

(A week-end in May 2010)

A disturbing walk through the Memorial to the Murdered Jews of Europe.


Memorial for the Victims of War and Tyranny (this one has a long story).


The twins cathedral of Gendarmenmarkt.



A better use of the Berlin Wall: art. (West Side Gallery)


Looking for the Berliner Philharmoniker (in the back), I found a Haring. What's not to like?

June 16, 2010

PRO - Recently read

Over the last months, I’ve been reading a couple of trade books recommended by teachers and colleagues. Here are my reviews.

Just finished:

The Guardian Book of English Language ++

A small book containing extracts form Guardian Style, edited by David Marsh (2007)

A useful reference as how to write things right, such as titles and dates, which expressions to avoid, or to get to know a bit of Polari (basically a British gay slang). The more you know, the more you realise how little you know…


A Duo by Paul Arden:

It’s not how good you are, it’s how good you want to be +

Whatever you think, think the opposite ++

The first is the famous one; the later is the interesting one. Maybe it’s because I read Whatever first, sometime last year, and I thought it was a witty book, that was in accordance with all the things you don’t really know how to justify. Not to mention the beautiful layout of the book. Then, I read It’s not how good. The same type of layout, but the magic didn’t work. A bit too patronizing, maybe?



Read in small bits:

The Big Moo by Seth Godin & 32 of world's best business minds +

This is a follow-up of Purple Cow, where dozen of stories help you to understand how you can be truly remarkable (a purple cow in a field of brown cows) and make sure people hear you too. Easy reading on the tube, inspiring stories to give you the guts to challenge everything.



And, last but not least:

D&AD Annual +++

Until this year, only a privileged few could get their hands on the bible of creative excellence in design and advertising of the year, according to the D&AD. For the first time, Taschen makes it available to the public. Marvellous! I like to think of it as my year book… Well, let’s say that I’ve studied some of the featured work during my Master. The only bad thing about this book is that I will have to buy it every year now!


Coming up:

  • Conversational Capital (I’m reading it now)
  • Jokes and their relation to the unconscious (when I’ll feel psycho-enabled)
  • A Smile in the Mind (I just ordered it)

May 13, 2010

PRO – MAC – Design Project 2

And here is project number 2. This one was produced in the class of Ruth Sykes, from the same design business as Emily (project 1). The brief was to design a poster to convince people to act or adopt a new behaviour. We had to come up with everything: the idea itself, logo, copy, illustration/photography, and a supporting object.



I came up with the “Dance with you umbrella” initiative, which I fantasized to be sponsored by the Mayor of London (explaining the use of the ultimate British typeface, gill sans). The first poster is the general one, to create awareness. The other one, a bit more complex, would fit in the tube or any other place you wait for a couple of minutes, so you can actually figure it out.



As for colour, I chose a blue sky blue and a sunny orange. Yes, because when you dance, there are no grey skies. I started with an existing illustration I bought from Carlos Benigno then changed pretty much everything, created the partner, etc.

My supporting object was, of course, an umbrella, featuring the official colour and logo.

The launch of campaign would also include one or many “forgot your umbrella day”, where a promotional team would walk with people without umbrella on a rainy day. While they get them from the tube entrance to the local coffee or from the bus to work, they would chat about the umbrella etiquette and introduce them to the dance.


May 06, 2010

PRO – MAC – Design Project 1

We had, for the last 5 months, two design classes. Working with Emily Wood from Reg Design, we had an assignment entitled "Everyone I've ever known". It seems ambitious - well, it is. We had to collect data about the people we had encounter in our life (some made a list of 2000, I stopped at 150), then categorise and finally illustrate the information about them.

Along my collection period, I kept asking myself how to define the people I’ve known. How come I remember them, why are they important to me? So my project became articulated around the values I share with them or those I admire from them.



The tag cloud imposed itself as a representation of importance of the value, the shape of a chain of little men holding hands became a symbol of sharing. There even was a chain coming out of the poster (as shown below). But, I still have an issue with colour. It still doesn’t feel right… Well, it just proves that I’m not an art director (yet). ;-)